Merci hurluberlu.
voila…
[edit]A la demande générale, voici une introduction :
Une idéologie, c’est un point de vue. En vérité, c’est un ensemble d’idée qui sert à interpréter ce qu’on voit et qu’on entends. Mais figure-toi qu’il y a des gens qui prétendent que la réalité ne souffre pas d’interprétation idéologique. Que “c’est comme ça que ça marche”. C’est des conneries. Tout est affaire de point de vue.
Ainsi :
[fin de l'edit]
Toujours on oppose les pensées (l’idéologie) de gauche à la réalité économique. on comprend : “on ne peut pas faire de société égalitaire car nier la possibilité de gagner plus d’argent que son voisin, c’est vouloir empêcher le business, le moteur de la croissance économique, la sève de la richesse des nations.”
C’est le discours, et l’action, Sarkoziste : libération des opportunités, ouverture de tous les marchés à tous, laissons la possibilité à tous de s’enrichir et tout le monde s’enrichira.
Ce choix politique est basé en fait non pas sur une réalité économique mais sur une idéologie. Celle-ci est clairement exprimée par de grands penseurs comme Bolkestein dans son discours. Ce discours, je l’avais entendu déjà il y a dix ans dans la bouche des anarcho-capitalistes qui sont à Sarkozy ce que la LCR est à Laurent Fabius.
Ils disent que de toute façon, il ne faut pas s’inquiéter. Ils ont une foi aveugle en un être humain bon, excellent en comptabilité, plein de diplôme, susceptible de réussir tout ce qu’il entreprend et prompt au commerce. Il y aura donc toujours quelqu’un de sympa (tout le monde est sympa) pour aider le SDF qui a froid sur le trottoir. Et comme la loi du marché est inaliénable, tout va s’équilibrer et profiter à tout le monde.
Opposer Idéologie et réalisme, c’est une arme rhétorique qui commence à dater, utilisée pour détourner l’attention des vraies opposition :
Le réalisme de Sarkozy est conforme à l’idéologie libérale.
L’idéologie de gauche découle de la réalité visible : la concurrence sur les marchés tends à disparaitre car l’objectif suprême de l’homme ou de l’entreprise est de devenir un monopole. Le marché est un champ de bataille ou les plus gros survivent. Que Bolkestein dise le contraire prouve qu’il est bouffi d’idéologie. Les fusions-acquisitions, l’obtention de la “taille critique” pour se développer conduit à la diminution des acteurs vraiment influent de chaque marché (commerce de céréales, OGM, eau, énergie, téléphonie mobile, …).
Cette diminution du nombre d’acteurs par marché conduit à la situation inverse de celle rêvée, par les libéralistes. Elle enrichit peu de monde et spolie le pouvoir du peuple, son pouvoir démocratique.
[edit: Bolkestein bosse pour la banque russe Menatep, impliquée dans le détournement des fonds du FMI, mais, ça n'a rien à voir.]